Qui sommes-nous ?


Samimé Ozem

Véritable amoureuse de la cuisine, Samimé a effectué un stage en cuisine en 2012 et s'occupe ainsi de l'élaboration et de l'exécution des recettes de cuisine. Son intolérance au gluten diagnostiquée il y a trois ans provoque un changement radical dans sa conception de l’alimentation et la pousse très vite à trouver des solutions non seulement innovantes mais surtout savoureuses et gourmandes. 

Jeune femme pleine de ferveur et de détermination, Samimé s’occupe de l’aspect créatif, mais également de la stratégie communication du projet. 


Laura Petoud

Attentive au développement de nouvelles formes de nutrition qui soient respectueuses de la nature et bénéfiques pour l’être humain, Laura s’intéresse également à l’entreprenariat durable. Après avoir séjourné durant 5 ans en Inde, elle est désormais de retour dans nos contrées afin de nous faire partager son flair pour les idées novatrices. Laura s’occupe principalement de l’aspect opérationnel du projet.


Jennifer Jotterand

Séduite par le concept « Les Ripailleuses », Jennifer a rejoint l’aventure plus tard dans le processus, décidée à apporter sa touche raffinée dans le choix des menus et de la décoration. 

Son intolérance au lactose déclencha chez elle une forte implication, ainsi qu’un vif intérêt pour la gastronomie gourmande et sans allergènes. Jennifer s’occupe principalement de l’aspect organisationnel du concept, de la communication digitale et de l'élaboration de recettes.


Laura Cocchi

Après avoir suivi ses études de communication visuelle à l'ECAL puis à la HEAD, Laura travaille en tant que graphiste dans une maison d'édition lausannoise. Pleine d’audace, la talentueuse Laura se charge de l’identité graphique du concept « Les Ripailleuses ».

Toujours prête pour de nouvelles aventures n'hésitez pas à la contacter à l'adresse: laura.cocchi.graphic@gmail.com.

Vous avez par ailleurs eu la possibilité de découvrir ses oeuvres lors de nos Pop-up Brunch, et elle n'a pas manqué de vous surprendre...


Ella Fantoli

Après avoir été d'une aide précieuse durant les premières éditions des Ripailleuses, Ella a fini par rejoindre l'équipe. Décoratrice diplômée de l’école d’Arts Appliqués de Vevey, elle apporte sa touche personnelle dans l’aspect décoratif et affine l’ambiance générale des événements grâce à ses idées innovantes et respectueuses de l’environnement. 

 Epicurienne avertie, elle apporte également ses conseils dans les menus proposés.


Nos intolérances... nos premiers pas...


Par Samimé Ozem

Trois ans maintenant que j’ai été diagnostiquée cœliaque. Je suis, par ailleurs, surprise de constater que le dictionnaire Word reconnaisse ce terme, tellement ce dernier paraît méconnu au bataillon.

La coeliaquie, le gluten, des vocables qui nous inspirent tout autant que l’entéropathie auto-immune et dont la définition est encore peu claire. Mais alors, le gluten, c’est quoi au juste ?

C’est en effet pleine de questionnements que je me suis mise à la recherche d’une cuisine sans blé, sans orge, ni seigle, les trois groupes principaux, m’avait-on dit. Mon médecin était clair : « Régime stricte ! ». Mais pas de tout repos lorsque la nourriture qui rythme votre quotidien s’apparente à des sandwichs, des pâtes sous leurs formes diverses- en salade, en sauce, en gratin – mais encore à l’ebli, au boulgour, au taboulé et j’en passe. Adieu aux raviolis, aux hamburgers, aux hot-dogs, aux viénoiseries, gâteaux, biscuits, à la bonne baguette française dont la mie est aérée et élastique et à jamais les börek, les empanadas et autres spécialités d’ailleurs à base de blé.

Mais minute, ce n’est pas tout. On vous annonce encore que certaines denrées ou plats tout préparés contiennent eux aussi du gluten. Ainsi, la majorité des plats en sauce, certains yoghourts, chocolats, surgelés, conserves, mais encore parfois la charcuterie, le saucisson, la bière, la liste n’est pas exhaustive.

Je me lance alors dans une analyse pointilleuse de chaque ingrédient sur les étiquettes de chaque paquet. Le double du temps pour faire mes courses, un vrai bonheur.

Manger sur le pouce devient synonyme de calvaire - les salades c’est sympa, mais pas tous les jours tout de même ! Impossible d’arriver à l’improviste dans une boulangerie. Dans les quelques rares à Lausanne qui fournissent du pain sans gluten, il vous faut passer commande à l’avance. S’organiser, anticiper. Et puis certes, les produits sans gluten sont présents dans les supermarchés suisses mais ils ne foisonnaient pas à l'époque. Quant à leur texture, qui s’est nettement améliorée aujourd’hui, était loin de faire rêver. Mes premières pâtes ? Une allure visqueuse et pâteuse une fois cuites et en ce qui concerne le pain, impossible de le manger – pour ma part - sans que celui-ci ne soit toasté. Rien de bien affriolant en définitive, et je ne vous parle pas du prix.

Trouver des alternatives, des substituts. Je m’achète mon premier livre de recettes sans gluten et réalise mon propre pain que j’ai testé, loupé à maintes reprises, puis finalement réussi. Et je cherche d’autres recettes, m’oriente davantage vers le riz, le maïs, les pommes de terre, ainsi que les légumineuses – pas si mauvaise au passage. Il s’agit de découvrir de nouvelles saveurs, de rompre avec mes habitudes alimentaires. Difficile au départ, mais on acquiert vite les réflexes. Dieu merci, je ne prends plus 30min avant de passer commande au restaurant.

Trois ans après, force est de constater que le marché est certes de niche, mais il est grandissant. De plus en plus de produits sans gluten nous sont proposés, avec des aspects et goûts nettement meilleurs.

Aujourd’hui, je m’y retrouve. Détrompons-nous, manger sans gluten ce n’est pas si sorcier !


Par Jennifer Jotterand

C’est après 5 ans de maux de ventre que je mets un nom sur mon tourment : l’intolérence au lactose. C’est durant un voyage en Asie que je réalise que, enfin, je me sens bien dans mon corps, dans mon ventre et la seule chose que je n’ai pas consommée durant ce séjour, ce sont les produits laitiers.

De retour à la maison, nul besoin de passer par des tests médicaux, je coupe tous produits contenant du lactose pendant une semaine et comprend simplement que c’est bien le sucre du lait que mon organisme n’arrive pas à digérer. La semaine de test se transforme donc en nouvelle habitude alimentaire.

Je découvre petit à petit que non, je ne vais devoir me priver à vie de chocolat ou de beurre, je dois simplement trouver mon degré de tolérence. Pour une personne qui avait l’habitude de manger minimum un yaourt par jour et de se gaver de fromage, il y’a tout de même une adaptation à faire, mais heureusement, on trouve aujourd’hui de nombreux produits délactosés, mais aussi des alternatives végétales intéréssantes qui m’ont permis d’etoffer les rayons de mon frigo et mes idées culinaires. Je me tourne notamment plus souvent vers des laits végétaux pour remplacer le lait de vache (délactosé) car à mon sens, l’industrialisation de ce dernier n’est pas des plus éthique. 

J'ai donc appris à accepter mon intolérence et surtout à apprécier cuisiner de façon plus créative en tenant compte de cela, et le résultat est tout aussi savoureux !